L’amour c’est comme un appétit déréglé qu’on se sent pour un mets plutôt que pour un autre, sans en pouvoir rendre la raison.
Épistolière, 1620-1705L’amour c’est comme un appétit déréglé qu’on se sent pour un mets plutôt que pour un autre, sans en pouvoir rendre la raison.
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Source vérifiée
Lettres de Ninon de Lenclos
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L’amour n’est pas mesurable à ce qu’on fait. L’amour vient sans raison, sans mesure, et il repart de même.
L’amour est un caprice dont la durée ne dépend pas de nous, et qui est sujet au dégoût comme au repentir.
Pitié. Ce sentiment qui n’a rien à voir avec l’amour. Il en est plutôt le contraire et il détruit tout autant celui qui le ressent que celui qui l’inspire.
L’amour, c’est comme la foudre : on n’en est nulle part à l’abri.
L’amour qui a un but n’est plus de l’amour. On aime pour aimer.
L’amour est une affaire intime, étrange et pleine de contradictions. On peut aimer quelqu’un parce qu’on s’aime soi-même, par égoïsme, convoitise, par désir ou par besoin de dominer l’objet de cet amour, le soumettre ou, à l’inverse, se livrer à lui.
L’amour, c’est quand on n’obtient pas tout de suite ce qu’on désire.
Un amour n’est beau qu’autant qu’il est amour composé, réunissant le charme des sens et de l’âme. Il devient trivialité ou duperie, s’il se borne à l’un des deux ressorts.
Les amoureux condamnés, une fois la chair rassasiée, à une vie de tourments. L’amour ne signifie donc pas du tout le bonheur, c’est un aspect du mythe qui s’écroule à nos pieds.
Qu’est-ce que l’amour, sinon une envie qui dure, un goût qui se fortifie ?

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