Ainsi en est-il des reliques : tout y est si brouillé et confus, qu’on ne saurait adorer les os d’un martyr qu’on ne soit en danger d’adorer les os de quelque brigand ou larron, ou bien d’un âne, ou d’un chien, ou d’un cheval.
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Traité des reliques
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- Édition consultée
- Paris : Éditions Bossard, 1921
- Vérifiée le
- 17 octobre 2026
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Pour qu’un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas.
Source vérifiée Fureur et Mystère (1948) Ah ! Quelle nécropole que le cœur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
Source vérifiée Correspondance (1857), lettre 562 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie La vieillesse chagrine incessamment amasse ;
Garde, non pas pour soi, les trésors qu’elle entasse,
Marche en tous ses desseins d’un pas lent et glacé.Source vérifiée L’Art poétique (1674), chant III Ainsi, pas une protestation ! De la reconnaissance au contraire ! Comme Job que la main de l’Eternel broie sans obtenir de son cœur un blasphème… Ce martyr est décourageant.
Source vérifiée Dostoïevski (1923) Quoi de plus inhumain qu’un sacrifice humain ?
Source vérifiée Œuvres posthumes Paysage de l’émotion, région supérieure de l’amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l’homme prend quelque noblesse.
Source secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), VII. Révélation du monde, p. 66 Poser un caillou sur une tombe, c’est déclarer à celui où celle qui y repose que l’on s’inscrit dans son héritage, que l’on se place dans l’enchaînement des générations qui prolongent son histoire.
Source vérifiée Vivre avec nos morts (2021) La vie en soi, pour elle-même, n’est pas sacrée : il faudra bien s’habituer à cette terrible nudité métaphysique.
Source vérifiée Adieu, vive clarté Une vie sans éclat et attentive au simple est semblable à ces coings à la peau duvetée et à l’apparence rugueuse qui, mûrissant dans l’ombre, embaument l’air du cellier – comme fait le corps d’un saint après sa mort.
Source à vérifierPrisonnier au berceau (2005) Aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas ! à qui n’aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout. Tâchez d’aimer des âmes, vous les retrouverez.
Source vérifiée Les Misérables (1862), IV, Un cœur sous une pierre

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- Jean Calvin. (s.d.). Traité des reliques. Édition consultée : Paris : Éditions Bossard, 1921.
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- Jean Calvin. Traité des reliques. s.d.. Édition consultée : Paris : Éditions Bossard, 1921.