Parvenu à un certain âge, on vous épingle Lear comme une décoration. Je n’ai jamais aimé être décoré. Encore moins épinglé. C’est très beau, mais ça signifie la mort comme pour les papillons.
Image : Parvenu à un certain âge, on...

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- On dit "une belle mort", comme si la mort pouvait avoir droit à l’esthétique, au raffinement et à la souplesse.
- La mort n’est pas l’ultime vérité. - Elle nous paraît noire, - de même que le ciel nous paraît bleu, - mais elle ne noircit pas plus l’existence - que l’azur céleste ne tâche les ailes de l’oiseau.
- L’idéal quand on veut être admiré, c’est d’être mort.
- Un philosophe grec enseignait que ne pas être né est le plus doux des états. Mais moi je pense que c’est plutôt le sommeil. On est mort et pourtant on est vivant. Il n’y a pas de sensation plus exquise.
- Aussitôt fait que dit; le fidèle émoucheur Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur, casse la tête à l’homme en écrasant la mouche, et non moins bon archer que mauvais raisonneur : Roide mort étendu sur la place il le couche.
- Ainsi en est-il des reliques : tout y est si brouillé et confus, qu’on ne saurait adorer les os d’un martyr qu’on ne soit en danger d’adorer les os de quelque brigand ou larron, ou bien d’un âne, ou d’un chien, ou d’un cheval.
- Il y a des beautés qui sautent aux yeux et d’autres qui sont écrites en hiéroglyphes : on met du temps à déchiffrer leur splendeur mais, quand elle est apparue elle est plus belle que la beauté.
- Tout un monde galant, vif, brave, exquis et fou, avec sa fine épée en verrouil, et surtout Ce mépris de la mort, comme une fleur, aux lèvres.
- Une vie sans éclat et attentive au simple est semblable à ces coings à la peau duvetée et à l’apparence rugueuse qui, mûrissant dans l’ombre, embaument l’air du cellier - comme fait le corps d’un saint après sa mort.
- Age ingrat : Période qui s’étend de la naissance à la mort. Après la mort, l’ingratitude se perpétue par les héritiers.
- Les grands chargent leurs sépultures - De cent éloges superflus : - Passant, en peu de mots voici mon aventure : - Ma naissance fut très obscure, - Et ma mort l’est encore plus.
- Je le devine, je vous irrite. Vous haïssez la logorrhée des vieillards; il y a une mythologie de l’artiste qui en fait un ange météoritique ou un prodige. L’art, c’est la grâce, l’incandescence du génie, surtout pas un soliloque de vieille carne.
- La vieillesse ne me semble pas du tout le morne vestibule de la mort, mais comme les vraies grandes vacances, après le surmenage des sens, du coeur et de l’esprit que fut la vie.
- C’était donc ça, la mort. Quand les mouches se posent sur nous et qu’on ne peut plus les chasser.
- Mourir, aimer. Comme ces mots résonnent naturellement dans la salle de marbre rouge. Comme Antinéa paraît plus grande au milieu de cette ronde de statues blêmes. L’amour a-t-il donc besoin à ce point de la mort pour être ainsi multiplié !