Mourir, aimer. Comme ces mots résonnent naturellement dans la salle de marbre rouge. Comme Antinéa paraît plus grande au milieu de cette ronde de statues blêmes. L’amour a-t-il donc besoin à ce point de la mort pour être ainsi multiplié !
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- On dit communément : Belle fin fait qui meurt en bien aimant; De telle mort je veux suivre la trace.
- L’amour est fort comme la mort», cela veut dire précisément que le sens du sexe excède l’immortalité de l’espèce qui est la mort de l’individu; le sens suprême de l’amour n’est pas la naissance des mortels, mais la résurrection des morts.
- Ce n’est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour; c’est la vie qui dissout l’amour.
- Paix à ce mort qui prie et qui vide ses haines Dans le sein du Seigneur et qui redevient beau. Ne trouble pas ce coeur qui des prisons humaines S’est évadé dans le tombeau.
- Ce n’est plus l’amour, mais autre chose qui est dans l’air et à quoi tout le monde pense, comme à la mort, mais ce n’est pas la mort.
- Les paroles d’un homme mort se modifient dans les entrailles des vivants.
- Cette vie d’ici-bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides, et que la mort déchire pour tous.
- La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
- La naissance et la mort d’un amour s’accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l’intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d’autres y chantent.
- L’amour est une chose qui meurt. Une fois mort, il pourrit, mais peut servir à un nouvel amour.
- Les grands chargent leurs sépultures - De cent éloges superflus : - Passant, en peu de mots voici mon aventure : - Ma naissance fut très obscure, - Et ma mort l’est encore plus.
- Paysage de l’émotion, région supérieure de l’amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l’homme prend quelque noblesse.
- Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
- Cet affranchissement et cette séparation de l’âme d’avec le corps, n’est-ce pas cela qu’on appelle la mort ?