La naissance et la mort d’un amour s’accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l’intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d’autres y chantent.
Image : La naissance et la mort d’un...

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- Mourir, aimer. Comme ces mots résonnent naturellement dans la salle de marbre rouge. Comme Antinéa paraît plus grande au milieu de cette ronde de statues blêmes. L’amour a-t-il donc besoin à ce point de la mort pour être ainsi multiplié !
- L’amour est fort comme la mort», cela veut dire précisément que le sens du sexe excède l’immortalité de l’espèce qui est la mort de l’individu; le sens suprême de l’amour n’est pas la naissance des mortels, mais la résurrection des morts.
- L’amour, comme la mort, égalise les êtres.
- Dans la vie, il y a deux drames : la naissance et la mort; entre les deux, tout est à se rouler par terre.
- A la suite d’un drame qui a entrainé la mort de deux cent personnes et la destruction d’une ville entière, il est si facile d’oublier un simple détail : nous étions des enfants. Des enfants qui s’efforçaient de faire de leur mieux...
- Age ingrat : Période qui s’étend de la naissance à la mort. Après la mort, l’ingratitude se perpétue par les héritiers.
- La mort n’est qu’un déplacement d’individualités. L’hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d’une même race.
- Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort - notre amour se poursuivra pendant des générations.
- L’amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.
- II n’y a d’éternellement neuf que l’éternellement vieux. Il n’y a d’inépuisable que les lieux communs. Il n’y a que deux choses qui intéressent : l’amour et la mort. Tout sujet qui sort de l’ordinaire de la vie ne mérite aucune attention.
- Un philosophe grec enseignait que ne pas être né est le plus doux des états. Mais moi je pense que c’est plutôt le sommeil. On est mort et pourtant on est vivant. Il n’y a pas de sensation plus exquise.
- La naissance est à la mort ce qu’est la promesse des fiançailles à la nuit de noce : c’est la mort qui consomme (dans les deux sens du mot : parfaire et détruire) le mariage entre l’âme et le temps.
- Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d’enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d’un défaut d’infini.
- La mort des parents ne devient définitive que le jour où leurs enfants ne sont plus là pour les évoquer.
- Ce n’est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour; c’est la vie qui dissout l’amour.