Paysage de l’émotion, région supérieure de l’amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l’homme prend quelque noblesse.
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- Faire consister la force du mariage dans celle de l’amour, c’est aller jusqu’à méconnaître l’esprit de cette institution.
- Je l’ai souvent remarqué, les émotions fortes transfigurent les gens, comme si, dans les circonstances extrêmes, leur véritable visage, leur vrai moi remontait à la surface.
- Quiconque porte dans le coeur une cathédrale à bâtir, est déjà vainqueur. La victoire est fruit de l’amour. L’amour reconnaît seul le visage à pétrir. L’amour seul gouverne vers lui. L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour.
- Seul l’amour partagé, le grand amour, guérit la douleur, le désir, la rancoeur et l’envie de vengeance qui sont restés emprisonnés à l’intérieur de nous après une grande déception.
- Le contenu d’un sentiment semble pouvoir croître ad infinitum - mais sa structure le ramène et le réel (corps et univers) agit comme une pesanteur. L’âme est une tangente.
- D’où vient à l’homme la plus durable des jouissances de son coeur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s’aimer encore dans le sentiment de sa ruine ?
- Voûtes, puissances des genoux, que l’amour pense avec bonheur, lorsque vous existez debout, et dans la retenue du coeur.
- L’amour relève du grand art. En ce domaine, on ne peut apprendre que par soi-même. Il faut oser. Savoir se faire confiance, savoir choisir. Aimer, c’est sculpter sa propre statue, diraient les Anciens.
- Pour qu’il y ait passion, il faut que l’union soit brutale, que l’un des corps soit très avide de ce dont il est privé et que l’autre possède en très grande quantité.
- L’attachement personnel est un luxe que nous ne pouvons nous permettre qu’après avoir éliminé tous nos ennemis. Avant cela, tous ceux que nous aimons sont des otages qui sapent notre courage et corrompent notre jugement.
- L’orgueil, comme lassé de ses artifices et de ses différentes métamorphoses, se montre avec un visage naturel, et se découvre par sa fierté. De sorte qu’à proprement parler, la fierté est l’éclat et la déclaration de l’orgueil.
- Tout ce qui verse à l’homme quelque consolation ici-bas. Qui lui parle d’infini, de justice, ou d’amour, porte, comme les anges, un vêtement flottant : la femme, le magistrat, le prêtre.
- L’âge mûr de l’homme s’apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c’est la queue qui lâche. En amour il n’y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes, le reste n’est que du remplissage.
- L’inquiétude, où s’inscrit l’intolérable décalage entre la réalité et la vie rêvée, cherche sur les quais de départ, dans des amours impossibles, au bistrot, la route des grandes évasions. Mais cette âme entraînée est une âme qui rebondit.