Le déni de l’anatomie et du corps comme destin ne date pas d’hier. Il fut bien plus virulent dans toutes les sociétés antérieures à la nôtre. Ritualiser, cérémonialiser, affubler, masquer, mutiler, dessiner, torturer – pour séduire : séduire les dieux, séduire les esprits, séduire les morts. Le corps est le premier grand support de cette gigantesque entreprise de séduction.
Image : Le déni de l’anatomie et du...

Citations similaires à "Le déni de l’anatomie et du..." :
- Toute l’histoire repose, en dernière instance, sur le corps humain.
- Dans la réalité, le démon identitaire était entré dans nos corps de pourceaux, et comme dans l’évangile de Luc, nous nous jetions l’un après l’autre du haut de la falaise.
- Nous vivons dans un monde où l’enterrement est plus important que la mort, le mariage plus que l’amour et le corps plus que l’intellect.
- La civilisation n’est que l’usage efficace du corps, et surtout du système nerveux. Le trait qui distingue l’homme éduqué du barbare, c’est le contrôle de l’imagination, des démons, des rêves.
- Le comble de l’avare ? - Offrir son corps à la science pour éviter les frais d’enterrement.
- Le corps est la source de l’horreur chez les êtres humains. C’est le corps qui vieillit; c’est le corps qui meurt.
- Partout même habitude de se donner corps et âme, même besoin de se dévouer, même désir de porter et d’exercer quelque part l’art de bien souffrir et de bien mourir.
- Les maux du corps donnent l’idée de la mort, les peines de l’âme celles de l’éternité.
- Avoir un corps, c’est la grande menace pour l’esprit, la vie humaine et pensante.
- Je retire toute confiance à une civilisation qui a trahi l’esprit au profit du corps.
- Il n’y a pas que le corps qui importe, et nos sexes, que sont-ils sinon les portes sacrées de ce que nous pourrions être ?
- C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls, mais enchaînés à un être d’un règne différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre : notre corps.
- Les préliminaires, c’est mettre le corps à l’ouvrage.
- Il arrive que les corps se comprennent mieux que les esprits.
- Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le coeur n’aurait-il que des vices ?