Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le cœur n’aurait-il que des vices ?
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le cœur n’aurait-il que des vices ?
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Réflexions et Maximes (1857), n° 297
Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents; le cœur n’aurait-il que des vices?et l’homme, capable de raison, serait-il incapable de vertu?
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Ce n’est pas la force du corps qui compte, mais la force de l’esprit.
Si l’âme la plus pure ne suffit pas seule à son propre bonheur, il est plus sûr encore que toutes les délices de la terre ne sauraient faire celui d’un cœur dépravé.
Pour l’homme, il convient de faire plus grand cas de l’âme que du corps. Car l’excellence de l’âme corrige la faiblesse du corps, mais la force corporelle, sans la raison, est absolument incapable d’améliorer l’âme.
Comment un pur esprit agirait-il sur une âme enfermée dans un corps, et qui, en vertu de cette union, ne peut rien apercevoir que par l’entremise de ses organes ?
Sans l’âme, le corps n’aurait pas de sentiment ; sans le corps, l’âme n’aurait pas de sensations.
Le bonheur, la faculté de jouir de toutes les choses de la vie et de l’esprit, est-il le privilège des seules natures grossières ?
Aussi l’âme est-elle la finalisation première d’un corps naturel doté en puissance de la vie.
L’esprit commande le corps et le corps obéit. L’esprit se commande à lui-même et trouve de la résistance.
La spiritualité… Demande d’abord une culture du cœur, une immense force, une intrépide sans faille. Les couards ne peuvent satisfaire à une morale.
Il faut du loisir pour l’agrément de la vie les esprits qui ont toute leur charge ne sauraient avoir de douceur.

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