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À la recherche du temps perdu (fragments) (1914)

Dans l’œuvre
C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls mais enchaînés à un être d’un règne différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre: notre corps.Sur quelque brigand que nous tombions au coin d’un bois, peut-être pourrons-nous arriver à le rendre sensible sinon à notre malheur, du moins à son intérêt. …
Vérifiée le
9 octobre 2026
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  1. C’est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l’inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l’existant.
    Source secondairePrincipes de sagesse et de folie (1991), p. 70
  2. Au contact de la souffrance, on ne peut faire autrement que de rencontrer sa propre humanité.
  3. Notre dégoût n’est point un défaut et une insuffisance des objets extérieurs, comme nous aimons à le croire, mais un épuisement de nos propres organes, et un témoignage de notre faiblesse.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1746)
  4. Nous passons toute notre vie à nous comprendre nous-mêmes et nous n’y arrivons pas, comment pouvons-nous croire que nous pourrions comprendre quelque chose qui n’est même pas nous.
    Source à vérifierExtinction (1986)
  5. On porte ses défauts comme on porte son corps, sans le sentir.
  6. Nous passons notre vie à causer de ce mystère : notre vie.
    Source vérifiée Journal
  7. Soyons humains au moins tant que la science n’aura pas découvert que nous sommes autre chose.
  8. Tout le monde s’habitue. C’est dans la nature humaine. On s’habitue à voir l’inhabituel, on s’habitue à vivre des choses dérangeantes, on s’habitue à voir des gens souffrir, on s’habitue nous-mêmes à la souffrance. On s’habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s’habitue, ça nous sauve.
    Source vérifiée patients
  9. La plus grande partie du corps ne parle que pour souffrir. Tout organe qui se fait connaître est déjà suspect de désordre. Silence bienheureux des machines qui marchent bien.
    Source vérifiée Cahiers
  10. Les sciences humaines ignorent l’humain biologique, en font une entité sans corps et sans vie.
« C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls, mais enchaînés à un être d’un... » — Marcel Proust

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Marcel Proust. (1914). À la recherche du temps perdu (fragments).
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Marcel Proust. À la recherche du temps perdu (fragments). 1914.