Mauvais souvenirs… Soyez pourtant les bienvenus, vous êtes ma jeunesse lointaine.
Écrivain, 1858-1929Mauvais souvenirs… Soyez pourtant les bienvenus, vous êtes ma jeunesse lointaine.
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Le capitaine Marjavel
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Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils,
Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse,
Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse,
De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
Mais non, ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’a lui,
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, il a fui !
Faux pas de jeunesse peut bien se pardonner !
Fuguer tôt est banal. Se quitter à la fin de l’adolescence avec la certitude que l’on ne renouera pas avec son histoire personnelle, que l’on part très loin pour ne plus revenir, que l’on se soustrait au monde réel, est beaucoup moins fréquent.
En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs.
Tant que mon faible cœur, encore plein de jeunesse A ses illusions n’aura pas dit adieu…
L’adolescence ne laisse un bon souvenir qu’aux adultes ayant mauvaise mémoire.
Jusqu’à l’adolescence, la mémoire est tournée vers l’avenir plus que vers le passé, et les souvenirs que j’avais gardés de ce village n’étaient pas encore idéalisés par la nostalgie.
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m’empêcher d’y fourrer ma plume. L’absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée.
Eh ! Faites-la donc, mon Dieu, votre malle, une bonne fois ! Qu’on n’entende plus parler de vous…

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