Faux pas de jeunesse peut bien se pardonner !
Écrivain, 1911-2006Source : La Trilogie du Caire, II - Le Palais du désir (1957)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Faux pas de jeunesse peut bien se pardonner !
Écrivain, 1911-2006Source : La Trilogie du Caire, II - Le Palais du désir (1957)
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Si l’on veut retrouver sa jeunesse, il suffit d’en répéter les erreurs.
Il est un âge où l’on finit par pardonner aux belles les dédains qu’elles nous montrent. Les jeunes gens admirent et désirent tout à-la-fois ; plus tard ils se bornent à admirer.
Nul n’est plus misanthrope qu’un adolescent déçu.
La jeunesse est une courte erreur, et la vieillesse un long regret.
La jeunesse, quelle chose merveilleuse, quel crime de la laisser gaspiller par les enfants !
La jeunesse une fois passée, il est rare qu’on reste confiné dans l’insolence.
C’est le propre de la jeunesse de comparer la brise à un tourbillon.
N’y a-t-il pas des sortilèges au moyen desquels les facultés de la jeunesse et de la virginité peuvent être déçues ?
C’est à l’âge adulte qu’un adolescent qui méprisait ses parents les retrouvent tels qu’en lui-même.
Mais il est triste de se dire Qu’on a gaspillé sa jeunesse, qu’on l’a trahie à chaque instant Et qu’elle nous l’a bien rendu, que les meilleurs de nos désirs, que les plus pures rêveries Sont allés à la pourriture Comme les feuilles de l’automne.

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