Si Dieu avait voulu que l’amour soit éternel, je suis sûr qu’il se serait arrangé pour que les conditions du désir le demeurent.
Écrivain, 1910-1987Si Dieu avait voulu que l’amour soit éternel, je suis sûr qu’il se serait arrangé pour que les conditions du désir le demeurent.
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Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l’amour un peu d’absence.
Aimer un être, c’est le voir comme Dieu a voulu qu’il soit.
Qu’est-ce qu’aimer, si ce n’est avoir en tout et partout la même volonté.
L’amour ne veut pas la durée ; il veut l’instant et l’éternité.
L’amour est le côté idéal de Dieu, l’égoïsme son côté réel.
Une étincelle d’amour de Dieu est capable de soutenir un cœur durant toute l’éternité.
Si l’amour véritable est toujours contrarié, cela doit être un arrêt du destin.
Je pense que l’humanité aurait besoin d’un amour modulable. Il faudrait pouvoir activer le sentiment amoureux lorsqu’on en a besoin et le mettre en veille lorsqu’il s’avère inutile.
Seul l’amour est infini, c’est-à-dire que plus il s’accroît, plus nous sommes parfaits.
À vingt ans, l’amour est inconditionnel, irraisonné, passionné. On le croit éternel, on n’imagine pas qu’il puisse s’arrêter. Les certitudes sont vissées au corps, les promesses s’additionnent aux projets.

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