L’illusion du plaisir et la peur de la mort sont les seules industries où l’on peut faire lâcher jusqu’à leur dernier sou aux hommes…
Écrivain, 1910-1987L’illusion du plaisir et la peur de la mort sont les seules industries où l’on peut faire lâcher jusqu’à leur dernier sou aux hommes…
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Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d’oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Tout le malheur des hommes vient de ce qu’ils craignent la mort. Si on chasse cette peur, le bonheur revient.
Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir… Le reste c’est rien du tout, c’est de la peur qu’on n’ose pas avouer, c’est de l’art.
Ce qui peut faire peur, ce n’est pas la beauté qui s’en va mais la mort qui s’approche. Et puis, vieillir ne doit pas être vu comme la fin de la séduction. Il restera ce que j’aime tant, l’échange, le charme, l’entente intellectuelle.
Otez du monde la peur et la vanité, il y restera la sensualité, l’argent et la paresse.
S’il n’y avait de bonheur qu’éternel, les hommes n’en goûteraient pas.
Le plaisir donné est bien plus grand que le plaisir reçu. Il en peut être autrement chez beaucoup d’hommes : mais qui jamais s’avisera, en amour, de parler pour cette populace que notre morale cessera peut-être de produire ?
Seules la fantaisie et l’ambition de la femme peuvent assumer la responsabilité de cet assassinat du matériau car l’ornement au service de la femme vivra éternellement.
La vie sans plaisir est une mort hideuse.
Si par miracle la peur de la mort disparaissait, la vie n’aurait plus aucun moyen de défense : elle serait à la merci de notre premier caprice.

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