La vieillesse est une tombe où pourrissent l’un sur l’autre nos cadavres d’enfant, d’adolescent et d’homme.
Source : Amours amour, éd. Grasset
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La vieillesse est une tombe où pourrissent l’un sur l’autre nos cadavres d’enfant, d’adolescent et d’homme.
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Poser un caillou sur une tombe, c’est déclarer à celui où celle qui y repose que l’on s’inscrit dans son héritage, que l’on se place dans l’enchaînement des générations qui prolongent son histoire.
Jeune, on conserve pour sa vieillesse ; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paie de superbes funérailles et dévore le reste.
La mort, dit le poète, tient notre vie par les deux bouts : La vieillesse n’est pas plus proche du trépas que l’enfance.
Le dieu père est mort. Et l’Eglise est comme une vieille veuve qui fait du charme vainement à la jeunesse.
À parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
Le corps est la source de l’horreur chez les êtres humains. C’est le corps qui vieillit ; c’est le corps qui meurt.
Ah ! Quelle nécropole que le cœur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
Age ingrat : Période qui s’étend de la naissance à la mort. Après la mort, l’ingratitude se perpétue par les héritiers.
Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants.
C’est dépôt de bilan, la mort. Ou plutôt un dépôt de corps.

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