La mort, dit le poète, tient notre vie par les deux bouts : La vieillesse n’est pas plus proche du trépas que l’enfance.
ÉcrivainLa mort, dit le poète, tient notre vie par les deux bouts : La vieillesse n’est pas plus proche du trépas que l’enfance.
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Léon l'Africain
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La mort n’est pas plus proche du vieillard que du nouveau-né ; la vie non plus.
La vie est à peine un peu plus vieux que la mort.
La mort est l’aînée, la vie sa cadette ; nous, humains, avons tort d’opposer la mort à la vie.
Le dieu père est mort. Et l’Eglise est comme une vieille veuve qui fait du charme vainement à la jeunesse.
La vie sépare autant que la mort.
Le temps passé n’est plus, l’autre encore n’est pas, et le présent languit entre vie et trépas ; Bref, la mort et la vie en tout temps est semblable.
La mort n’est pas la fin, il reste le litige sur l’héritage.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
À parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
L’unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, n’est-il pas l’amour ?

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