Mais l’homme s’était nourri si longtemps de ses rêves que, mis en face de la brutale réalité, il ne put se résoudre à les voir disparaitre sans tenter un dernier effort.
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- L’Homme a peur. Il a toujours vécu dans la peur. Il a peur. Peur de lui-même.
- Et il réussit, par un effort surhumain, à entendre la part de souffrance exprimée par cet homme, comme par n’importe lequel de ses patients, cette part qu’il lui est intolérable d’écouter.
- Les hommes sont impossibles et pensent qu’ailleurs, leur vie est à recommencer. Ils rêvent constamment d’un paradis perdu.
- Les rêves ne suffisent pas quand les corps se séparent.
- Une fatalité de décisions mal prises, d’espérances irréalisables, de projets manqués, continuait de poursuivre la vie de Jean.
- Les rêves te font avancer et grandissent avec toi. Ils t’élèvent. Par contre, tu dois perdre tes illusions au plus vite. Les illusions t’empêchent de voir la vie telle qu’elle est et conduisent immanquablement à l’échec.
- Même éveillé, il garda ses rêves serrés contre lui. Ils lui rappelaient qui il était et ce qu’il voulait faire de sa vie. Ses rêves lui diraient quoi faire. Comment trouver sa place dans ce monde.
- Telle était la fatigue de son long voyage qu’il s’endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n’y a plus place même pour le rêve.
- L’homme n’est pas en mesure de supporter trop de réalité.
- Des jours durant, j’ai tenté d’ignorer la voix de mon coeur, mais elle s’est faite de plus en plus puissante. Dans le recoin le plus caché de mon âme, j’existais encore et je croyais aux rêves.
- Souvent je ne pouvais m’empêcher de croire que ce qui me donnait, en pensant à elle, la troublante cuisson de tels désirs, était un de ces faits pathologiques et monstrueux qui dominent également la science de l’homme et sa volonté.
- Il se dit qu’il ne devait pas avoir peur de la mort. Il se dit que ce serait comme un sommeil, éternel et insouciant, un temps blafard sans temps ni rêves.
- L’homme fort sent sa propre dignité, rit en lui-même des pitoyables inventions avec lesquelles on veut tenter son courage, et, sûr de leur impuissance, il s’endort sans inquiétude et s’éveille sans crainte.
- Mais savez-vous combien d’occasions j’ai laissé échapper; combien de rêves j’ai laissé se perdre, qui s’étaient trouvés sur mon chemin ? Il hocha la tête, plein de regret : « Je crois que certains d’entre eux auraient été très beaux - si je les avais forcés à se réaliser. ».
- Ma propre vie échappait à mon contrôle, il m’entraînait là où il voulait, à son gré, et je ne pouvais plus que contempler de loin, comme en rêve, tout ce que j’avais vécu.