Pourquoi ne fait-on l’effort de comprendre les autres que lorsqu’ils ne nous gênent plus ? Elle avait tout pour me fournir l’amour qui remplit une vie et nourrit une oeuvre. Mais j’ai cherché ailleurs pour me croire libre.
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- Pourquoi ne fait-on l’effort de comprendre les autres que lorsqu’ils ne vous gênent plus ?
- Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s’aimer sans s’abîmer parce qu’ils n’ont pas besoin de se fuir, d’exercer un pouvoir sur l’autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
- Il y a une certaine incompatibilité, voire un choix nécessaire, entre comprendre et se faire plaisir.
- Profonde douleur, que je commence tout juste à comprendre : nous ne choisissons pas notre coeur. Nous ne pouvons pas nous forcer à vouloir ce qui est bon pour nous ou ce qui est bon pour les autres. Nous ne choisissons pas qui nous sommes.
- Qu’est-ce donc que l’amour, si ce n’est de se comprendre et de se réjouir en voyant quelqu’un d’autre vivre, agir et sentir différemment de nous, parfois même à l’opposé ?
- Tout comme nous devons pouvoir nous mettre à la place de quelqu’un d’autre pour mieux comprendre sa situation, nous devrions être capables de nous imaginer vivre dans d’autres cultures pour mieux les comprendre.
- On doit avoir la droiture de ne pas remarquer certaines choses, et avoir pitié de nous-mêmes, et passer l’éponge, et avoir le tact de ne pas comprendre - si on veut empêcher qu’un moment de compréhension ne nous cristallise et que la vie devienne autre.
- J’ai appris à être moi-même - à l’être exclusivement -, et à tenir à distance tous ceux qui, nourris de préjugés, tenteraient d’interférer dans ma vie. Faites de même. Soyez toujours vous-même.
- J’ai cherché la solitude parce que, jamais, je n’ai obtenu de gentillesse d’un être humain sans avoir à en payer pleinement le prix avec mon coeur.
- J’avais le privilège de vivre depuis le début, constamment, en toute conscience, ce qu’on finit toujours par découvrir dans la stupeur et le désarroi : l’homme qu’on aime est un étranger.
- Je m’accuse parfois d’être incapable d’aimer. Peut-être est-ce vrai mais j’ai été capable d’élire quelques êtres et de leur garder, fidèlement, le meilleur de moi, quoi qu’ils fassent.
- Mais non, ils entendent nous enseigner la vie, eux qui n’ont aucune idée de ce qu’est le bonheur ! Ils ne savent pas que, sans cet amour, il n’y aurait pour moi ni joie ni douleur en ce monde; la vie n’existerait pas.
- Travailler, comme vivre, comme aimer, n’était-ce pas avant tout apprendre à s’ouvrir aux autres...
- J’ai éprouvé... Que rien n’est plus capable d’inspirer du courage à une femme que l’intrépidité d’un homme qu’elle aime.
- Toutes mes contradictions viennent de ce qu’on ne peut aimer la vie plus que je ne l’aime, ni ressentir en même temps et d’une manière presque ininterrompue un sentiment d’inappartenance, d’exil et d’abandon.