Profonde douleur, que je commence tout juste à comprendre : nous ne choisissons pas notre cœur. Nous ne pouvons pas nous forcer à vouloir ce qui est bon pour nous ou ce qui est bon pour les autres. Nous ne choisissons pas qui nous sommes.

Profonde douleur, que je commence tout juste à comprendre : nous ne choisissons pas notre cœur. Nous ne pouvons pas nous forcer à vouloir ce qui est bon pour nous ou ce qui est bon pour les autres. Nous ne choisissons pas qui nous sommes.

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Le chardonneret
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À quoi sert un cœur qu’on n’use pas ?
On ne choisit pas de s’attacher à quelqu’un, notre cœur le fait pour nous.
L’amour n’est pas fait pour nous rendre heureux. Je crois qu’il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter.
Comment n’êtes-vous pas révolté par la douleur humaine ? Cette sorte de placidité serait-elle la sagesse ?
Il importe d’étouffer à temps les désirs du cœur. La vie se construit sur la raison, non sur la passion.
Joie ou douleur, tout demande sans cesse à sortir de ton cœur.
On commence à sentir qu’on n’est pas fait pour vivre seul ; c’est ainsi que le cœur s’ouvre aux affections humaines, et devient capable d’attachement.
Si ce qui bat en nous était vraiment notre cœur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup.
Toute souffrance est lâche : elle recule devant la puissance du vouloir-vivre qui est ancré plus fortement dans notre chair que toute la passion de la mort ne l’est dans notre esprit.
Nous ne souffrons qu’autant que nous jugeons qu’il souffre ; ce n’est pas dans nous, c’est dans lui que nous souffrons.

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