Il n’y a pas de plus tard. Plus tard c’est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre cœur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres.
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Source vérifiée
La route
- Édition consultée
- Paris : Éd. France loisirs, 2008
- Vérifiée le
- 17 octobre 2026
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On trouve un certain charme à répandre des pleurs :
En apaisant notre âme, ils calment nos douleurs.Hélas ! Un cœur saignant d’une blessure intérieure n’a plus rien à redouter des atteintes du dehors : déchu de tout ce qu’il connaît de bonheur, qu’importe dans quel abîme il tombe.
Source vérifiée Le Giaour (1813) À vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s’aperçoit que l’un et l’autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Source vérifiée Quarante ans Dans ce monde déchu, voilà notre condition. Chaque bonheur représente un rayon de lumière entre les ombres, toute gaieté est associé au chagrin. Il n’est pas de naissance qui ne rappelle une mort, pas de victoire qui n’évoque une défaite.
Source à vérifierL’Autre Rive du monde (2012) S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au cœur de l’indicible.
Toute notre vie est souffrance. Naître, c’est souffrir. Vieillir, c’est souffrir. Perdre l’amour, c’est souffrir. Mourir, c’est souffrir…
Source vérifiée Je reviens te chercher (2009) On dit que le temps apaise toute douleur, on dit que tout peut s’oublier, mais les sourires et les pleurs, par-delà les années, tordent encore les fibres de mon cœur.
Source vérifiée 1984 (1949) Nous avons beau – comme l’arbre qui est né sage – soupçonner les grimaces du destin, nous n’avons pas encore appris à sourire des simples blessures du cœur.
Source vérifiée Textes pour un poème, 1949-1970 O douleur ! O douleur ! Le Temps mange la vie, et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
Source vérifiée Les Fleurs du mal (1857), L’Ennemi Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d’imaginaire congelé.
Source vérifiée L’inespérée (1994)

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- Cormac McCarthy. (s.d.). La route. Édition consultée : Paris : Éd. France loisirs, 2008.
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- Cormac McCarthy. La route. s.d.. Édition consultée : Paris : Éd. France loisirs, 2008.