En science comme ailleurs, l’inertie intellectuelle, la mode, le poids des institutions et l’autoritarisme sont toujours à craindre.
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- Il méprisait la société actuelle, qui en tout et à tout propos renie sa propre histoire, et qui, ce faisant, n’a ni passé ni avenir, comme il s’est une fois exprimé, et qui est devenue la proie de l’abrutissement par la science atomique.
- Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l’ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l’attention des misères d’aujourd’hui.
- La science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu’elle a été bienfaisante.
- La critique souvent n’est pas une science; c’est un métier, où il faut plus de santé que d’esprit, plus de travail que de capacité, plus d’habitude que de génie.
- La seule crainte, si l’on est en bonne santé, est celle de la faiblesse intellectuelle. Or je me sens en pleine capacité. Plus riche même, de l’expérience.
- L’usage du monde conduit à la défiance, la défiance mène aux soupçons. Les soupçons mènent à la finesse, la finesse à la méchanceté, et la méchanceté à tout.
- La terreur est toujours un dangereux système : plus on est craint, et plus on doit craindre soi-même.
- L’érotisme fait peur parce qu’il excelle dans l’excès, s’épanouit dans la surabondance et l’illimité. Il élève l’instinct au rang d’un art d’aimer, et donc de vivre.
- La pression du travail et le flux incessant des idées se déversant dans notre conscience à travers toutes les portes de la connaissance rendent l’existence moderne risquée à bien des égards.
- Ce n’est pas seulement l’art qui est incompatible avec la stabilité. Il y a aussi la science. La vérité est une menace, et la science est un danger public. Nous sommes obligés de la tenir soigneusement enchainée et muselée.
- La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l’utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
- Il pensa tout à coup que la possession du pouvoir, quelque immense qu’il pût être, ne donnait pas la science de s’en servir.
- Tout est dans ce grand écart entre la science qui exige des gestes violents, souvent atrocement douloureux, et l’art qui nous lie à l’humanité de nos patients.
- Le plus grand malheur que la civilisation scientifique a apporté aux hommes est l’oisiveté.