La science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu’elle a été bienfaisante.
Écrivain, 1894-1963La science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu’elle a été bienfaisante.
Écrivain, 1894-1963Partager sur
Source vérifiée
Le Meilleur des mondes (1932)
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Ce n’est pas seulement l’art qui est incompatible avec la stabilité. Il y a aussi la science. La vérité est une menace, et la science est un danger public. Nous sommes obligés de la tenir soigneusement enchainée et muselée.
En science comme ailleurs, l’inertie intellectuelle, la mode, le poids des institutions et l’autoritarisme sont toujours à craindre.
Le plus grand malheur que la civilisation scientifique a apporté aux hommes est l’oisiveté.
Si les découvertes scientifiques ont à la fois donné à l’humanité le pouvoir de créer et le pouvoir de détruire, alors elles sont en même temps un énorme défi et une grande épreuve.
La nature, plus infaillible que la politique, nous enseigne d’aller au-devant du mal qui nous menace ; il devient incurable pendant que la prudence délibère sur les remèdes.
Bien sûr, il y a des risques. Mais le risque, c’est ce qui épice la vie.
Toute découverte de la science pure est subversive en puissance ; toute science doit parfois être traitée comme un ennemi possible.
Le paradoxe de la science est qu’il n’y a qu’une réponses à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science.
La terreur est toujours un dangereux système : plus on est craint, et plus on doit craindre soi-même.
La science sans la sagesse est comme une mise à la loterie. On risque de perdre tout ce qu’on a investi.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.