La nature, plus infaillible que la politique, nous enseigne d’aller au-devant du mal qui nous menace ; il devient incurable pendant que la prudence délibère sur les remèdes.

La nature, plus infaillible que la politique, nous enseigne d’aller au-devant du mal qui nous menace ; il devient incurable pendant que la prudence délibère sur les remèdes.

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Source vérifiée
Mémoires; la conjuration du comte Jean-Louis de Fiesque. Pamphlets
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Le mal moral est incontestablement notre ouvrage, et le mal physique ne serait rien sans nos vices qui nous l’ont rendu sensible. N’est-ce pas pour nous conserver que la Nature nous fait sentir nos besoins ?
Faible, la nature est en relation avec le mal, non avec le bien : par les plaisirs, en effet, elle est conservée, mais, par les douleurs, elle est détruite.
Il faut bien que la nature existe, pour pouvoir la violer.
Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.
La conscience écologique vient d’une menace, non d’une espérance ; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
En considérant le monde tel qu’il est, nous trouverons folie de nier que la vilénie est une voie de succès plus sûre que la vertu. Quand l’Ecriture parle du levain de l’iniquité, elle entend le levain qui fait monter les hommes.
Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.
On ne devrait avoir peur de rien d’autre que des choses qui ont le pouvoir de nous faire du mal, mais il ne faut pas craindre les choses anodines.
Le malheur déteint sur nous et nous ravit notre force. Mais il faut trouver le courage d’agir.
Lorsque la réalité se dresse contre nous, la force du mal d’hier atténue celle du mal d’aujourd’hui.

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