Lorsque la réalité se dresse contre nous, la force du mal d’hier atténue celle du mal d’aujourd’hui.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Grandir, c’est apprendre le mal. Le mal est inévitable.
Le mal est un mystère plus profond que le bien car, dans le bien, il y a une lumière, un dynamisme, une affirmation de la vie.
Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
La promesse et le conditionnel, l’injustice et la peur se sont alliés dans le meurtre du futur.
On se cache et l’on ment. N’ayant pu prévenir le vice, nous voici déjà dans le cas de le punir : voilà les misères de la vie humaine, qui commencent avec ses erreurs.
Au-delà de ce qui est ressenti au présent, la tendresse est un germe de vie destiné à prolonger l’infinitude de l’instant.
La nature, plus infaillible que la politique, nous enseigne d’aller au-devant du mal qui nous menace ; il devient incurable pendant que la prudence délibère sur les remèdes.
On peut tout dire du moment que c’est passé. Le présent, voilà le problème, parce qu’il engage l’avenir.
C’est à partir du jour où l’on peut concevoir un autre état de choses qu’une lumière neuve tombe sur nos peines et sur nos souffrances et que nous décidons qu’elles sont insupportables.
Si la nuit de la colère et la lucidité de la sagesse ne coïncident enfin, comment nous reconnaître en ce monde ?

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