C’est à partir du jour où l’on peut concevoir un autre état de choses qu’une lumière neuve tombe sur nos peines et sur nos souffrances et que nous décidons qu’elles sont insupportables.
Image : C’est à partir du jour où...

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- Tu sais ce que c’est que le mal, la honte, la peur. Il y a des jours où tu t’es vue jusqu’au coeur.
- Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer des nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie.
- La souffrance invisible, c’est la souffrance latente qui est omniprésente tant que nous sommes sous l’emprise de l’ignorance, de l’attachement au moi et d’une perception erronée de la réalité.
- Quand une souffrance est inconnue, on a plus de force pour lui résister, car on ignore sa puissance : on ne voit que la lutte et on espère qu’une vie plus pleine reprendra plus tard.
- La souffrance comme seul horizon laisse parfois entrevoir l’amortissement comme solution...
- La souffrance est une sorte de besoin de l’organisme de prendre conscience d’un état nouveau qui l’inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
- Et le soleil voyant le spectacle nouveau - A regret éleva son pâle front des ondes, - Transi de se mirer en nos larmes profondes.
- Et je trouve par expérience que c’est plutôt l’impatience de l’imagination de la mort qui nous rend impatients de la douleur, et que nous la sentons doublement griève de ce qu’elle nous menace de mourir.
- Créer, - voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère.
- Il n’y a pas de plus tard. Plus tard c’est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre coeur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres.
- Notre souffrance, dans l’immédiat, est faite pour s’intégrer dans l’ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
- Je vois que toujours la souffrance engendre une plus grande connaissance de la vérité que la sérénité de tous les sages. Ce que je sais, ce sont des malheureux qui me l’ont appris; ce que j’ai vu, c’est le regard de la douleur qui me l’a montré.
- Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension; quand les cendres sont froides, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver dans un monde entièrement différent.