Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
Écrivain, 1732-1799Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
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Source vérifiée
Le Barbier de Séville ou La Précaution inutile (1775), acte II
Fi donc, trembler! mauvais calcul, madame;quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.D’ailleurs, je viens de vous débarrasser de tous vos surveillants jusqu’à demain.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu’il craint.
On n’a pas peur, on s’imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
Qui vit mal, la peur l’escorte.
La peur, c’est quand vous pensez qu’une mauvaise chose risque de vous arriver.
La terreur est toujours un dangereux système : plus on est craint, et plus on doit craindre soi-même.
La peur est une brume de sensations.
Vous savez ce que ça peut provoquer, la peur ? Il y en a que ça pousse à la lâcheté, d’autres à l’héroïsme.
Au mal qu’on sent on ajoute celui qu’on craint ; la prévoyance de la mort la rend horrible et l’accélère.
On a assez remarqué que la peur est plus grande de loin, et diminue quand on approche.
Plus contagieuse que la peste, la peur se communique en un clin d’œil.

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