L’ascenseur était en panne, le couloir plongé dans une obscurité presque totale, et nous montions à tâtons, nous encourageant mutuellement par nos halètements.
Écrivain, 1931-1989L’ascenseur était en panne, le couloir plongé dans une obscurité presque totale, et nous montions à tâtons, nous encourageant mutuellement par nos halètements.
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Le neveu de wittgenstein
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Me levant en ruisselant au milieu de la nuit, contaminé par l’effroi qui régnait perpétuellement entre nos murs, je réveillai un de ces deux parents. Une enfilade de coups s’ensuivait alors et tout le monde trouvait alors le sommeil.
Depuis notre retour ici, nous sommes un peu grisées, comme des captives qui sortiraient de cellule pour reprendre la prison simple.
Plus on tente de s’en sortir et plus on s’essouffle, plus on manque d’air.
On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l’énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.
Une fois de plus, nos valises cabossées s’empilaient sur le trottoir ; on avait du chemin devant nous. Mais qu’importe : la route, c’est la vie.
À mesure que les portes se fermaient autour de moi, mon cœur s’ouvrait de plus en plus.
Il était convaincu qu’un au moins des plus sérieux accidents de l’espace avait été causé par la vive distraction de l’équipage, consécutive au passage, dans la salle des commandes, d’une femme au relief avantageux.
Le fiacre venait en effet de dégorger, au seuil de l’édifice, des collégiens en goguette qui avaient besoin de voir la mort pour y croire.
Il n’y a pas d’ascenseur vers le succès, il faut prendre les escaliers.

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