Depuis notre retour ici, nous sommes un peu grisées, comme des captives qui sortiraient de cellule pour reprendre la prison simple.
1850-1923Depuis notre retour ici, nous sommes un peu grisées, comme des captives qui sortiraient de cellule pour reprendre la prison simple.
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Les désenchantées
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On croit fuir une prison alors qu’on emmène les barreaux avec soi.
La prison n’est qu’un reflet démesurément grandi de la société qui produit ceux qu’elle incarcère.
On peut toujours s’échapper d’une prison. Mais de la liberté ?
Je pense que la rancœur est une prison.
La prison c’est l’obscurité. Dedans. Au-dedans de soi. C’est une nuit qui n’en finit pas, même sous la lumière crue que déversent sans concession les néons vissés au plafond de la cellule.
C’est surtout en prison qu’on croit à ce qu’on espère !
Prison de l’Etre, ne peut-on se libérer de toi ?
Prison de la pensée, ne peut-on se libérer de toi ?
Quand on part chercher de la laine, il peut arriver qu’on revienne tondu.
Maintenant, il y avait Marion et lui qui se cherchaient comme des prisonniers cherchent la liberté. Rien ni personne ne pourrait les convaincre qu’il était juste de rester derrière les barreaux du moment qu’on les y avait condamnés.
Opiacé. Qui déverrouille la porte de la geôle de l’identité. Elle donne sur la cour de la prison.

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