On peut toujours s’échapper d’une prison. Mais de la liberté ?
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Le concile de pierre
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Mais la liberté – je parie – n’est encore que la joie d’un pauvre petit chemin, frayant entre les grilles d’énormes prisons.
C’est en prison qu’on rêve le mieux la liberté.
La sécurité sans liberté s’appelle la prison.
Prison de l’Etre, ne peut-on se libérer de toi ?
Prison de la pensée, ne peut-on se libérer de toi ?
Ceux qui s’évadent meurent perdus dans un excès d’espace. C’est le paradoxe de l’infini : on pressent une liberté qui n’y existe pas. C’est une prison si grande qu’on n’en sort jamais.
On croit fuir une prison alors qu’on emmène les barreaux avec soi.
Je n’aurais jamais cru que la liberté pût être une sorte de prison, la liberté, ça peut être une forêt vierge ou un océan, il peut t’arriver de t’y noyer ou de t’y perdre sans jamais plus retrouver le chemin du retour.
Je suis emprisonné parce que je suis un homme libre, parce que je me suis vu dans la nécessité d’exercer ma liberté, que j’ai assumé cette nécessité.
C’est le lot des innocents que d’être soupçonnés par la justice et celui des fripouilles que de courir en liberté.
Attendre des autres ce qu’ils ne peuvent pas vous donner revient à entrer dans une prison.

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