Il était convaincu qu’un au moins des plus sérieux accidents de l’espace avait été causé par la vive distraction de l’équipage, consécutive au passage, dans la salle des commandes, d’une femme au relief avantageux.
1917-2008Il était convaincu qu’un au moins des plus sérieux accidents de l’espace avait été causé par la vive distraction de l’équipage, consécutive au passage, dans la salle des commandes, d’une femme au relief avantageux.
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Rendez-Vous Avec RAMA
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Il eut une révélation soudaine. Il comprit tout à coup le caractère fastidieux de la vie où tout sentier représente l’imprévu et dont une part importante se passe à surveiller ses pas.
Il y a des batailles aériennes d’ondes qui se replient sur elles-mêmes, prennent des mouvements rotatoires et tourbillonnent entre ciel et terre comme le regret indestructible du suicidé qui à mi-chemin de sa chute du sixième étage, soudain ne voudrait plus mourir.
L’ascenseur était en panne, le couloir plongé dans une obscurité presque totale, et nous montions à tâtons, nous encourageant mutuellement par nos halètements.
L’homme se donne l’illusion d’être un démiurge en créant de petites fatalités à sa mesure. Par exemple, sous la forme d’horaires ferroviaires. Mais le subterfuge trompe davantage les chefs de gare que les théologiens.
C’est chose dangereuse que la témérité chez un chef, chez un pilote. Garder son sang-froid quand il convient, est d’un sage. Pour moi, le vrai courage, c’est la prudence.
Au volant, n’importe qui devient un chef, soucieux d’imposer la justice, sa justice, aux autres conducteurs… Les complexes se défoulent, les fantasmes se rentrent dedans à cent à l’heure.
Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le cœur des filles : et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu’un homme nous en ait enfin tendu un.
À notre insu, de nombreux facteurs tourbillonnent autour de nous et déterminent les incidents qui parsèment notre vie.
Un parisien dans un régiment, voyez-vous, c’est comme un couplet de vaudeville dans une tragédie.
Je me suis posé cette question essentielle : comment un tel carnage a-t-il pu se produire dans des locaux considérés comme sensibles ? J’ai enquêté pour comprendre. Maintenant je connais les failles. Celles de l’Etat, de la police, du journal.

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