Les historiens d’art sont les véritables destructeurs de l’art, a dit Reger. Les historiens d’art bavardent sur l’art jusqu’à ce qu’ils l’aient tué de leur bavardage.
Écrivain, 1931-1989Les historiens d’art sont les véritables destructeurs de l’art, a dit Reger. Les historiens d’art bavardent sur l’art jusqu’à ce qu’ils l’aient tué de leur bavardage.
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Maîtres anciens (1985)
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Le sens de l’histoire d’un art est opposé à celui de l’Histoire tout court. Par son caractère personnel, l’histoire d’un art est une vengeance de l’homme sur l’impersonnalité de l’Histoire de l’humanité.
L’histoire de l’art est périssable. Le babillage de l’art est éternel.
La critique est osée, mais l’art a des ficelles.
L’art a l’obligation d’offenser.
L’art meurt-il jamais ? Il se métamorphose, il s’adapte aux circonstances.
Est-ce que l’art est autre chose qu’un aveu de notre impuissance ?
L’art est insensé et – comme tout – non dépourvu de sens.
La littérature, c’est un reproche qu’on adresse au monde. Dans ce reproche, chacun s’y retrouve. L’art se fait contre le destin.
Comprendre, analyser, c’est pour l’artiste, détruire et se détruire.
L’art, c’est le temps arrêté.

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