L’histoire de l’art est périssable. Le babillage de l’art est éternel.
Romancier, 1929-2023 Image : Elisa Cabot, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons L’histoire de l’art est périssable. Le babillage de l’art est éternel.
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Le rideau
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L’art meurt-il jamais ? Il se métamorphose, il s’adapte aux circonstances.
L’art, c’est le temps arrêté.
Il n’y a en art, ni passé, ni futur. L’art qui n’est pas dans le présent ne sera jamais.
Tout l’art est érotique.
Les historiens d’art sont les véritables destructeurs de l’art, a dit Reger. Les historiens d’art bavardent sur l’art jusqu’à ce qu’ils l’aient tué de leur bavardage.
Un art qui a de la vie ne produit pas le passé ; il le continue.
Le sens de l’histoire d’un art est opposé à celui de l’Histoire tout court. Par son caractère personnel, l’histoire d’un art est une vengeance de l’homme sur l’impersonnalité de l’Histoire de l’humanité.
Le monde de l’art n’est pas celui de l’immortalité, c’est celui de la métamorphose.
L’art est une évasion de la réalité.
Cette voix parle d’art, d’esthétique, de la beauté et de la perfection de l’humanité que l’art ne parvient jamais à capter tout à fait. L’art manque perpétuellement cela.

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