L’homme-individu est essentiellement famille, tribu, nation. Tandis que l’humanité, elle, n’a pas encore trouvé autour de soi d’autres Humanités pour se pencher sur elle et lui expliquer où elle va.
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- Il y a trois choses qu’un honnête homme ne doit jamais permettre que l’on offense réellement devant lui, quoi qu’il puisse en penser : c’est sa patrie, sa religion et sa famille.
- Chacun vient au monde où il peut, mais on naît toujours deux fois lorsqu’on est un gamin de la Ddass. Jamais un enfant issu de cette catégorie de citoyens n’a opté pour une famille. On le choisit. Pile ou face...
- La plus ancienne de toutes les sociétés, et la seule naturelle, est celle de la famille.
- Mais qu’est-ce qu’une famille ? Le plus souvent, un groupe trop étroit d’étrangers.
- Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.
- Quand nous parlons de l’humain, nous avons une conception de l’humanité dans son ensemble, avant d’appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l’accepter comme une réalité physique. Mais quelqu’un peut-il douter aujourd’hui du fait que tous les millions d’individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
- L’homme jeté dans la vie sans parents nait dans le monde sans place précise. Qui recevra ses premières caresses ?
- Les humanistes ont la conviction que l’esprit du monde, son but, son avenir résident dans la solidarité et non dans l’individualisme, ce qui permettra à ce monde de devenir de plus en plus humain.
- L’humanité est un concept familier aux anormaux : à leur grand désespoir, ils s’en sentent en effet tout proches; ils expriment leur parenté avec elle dans un sanglot de regret et ne cessent jamais de tendre vers elle leurs bras difformes.
- La société dans laquelle nous sommes nés repose sur l’égoïsme. Les sociologues nomment cela l’individualisme alors qu’il y a un mot plus simple : nous vivons dans la société de la solitude.
- Il est seul maintenant. Parce que c’est ainsi. Parce que c’est cela, être humain. Seul parmi les hommes. Seul parmi des millions. Et qu’il n’y a de compagnonnage possible qu’une fois épousée cette solitude, une fois passé par son crible.
- Ceux qui n’ont rien ne cesse de se déplacer, comme si leur sort pouvait être meilleur ailleurs. Ils préfèrent ignorer qu’au terme du voyage ils vont retrouver sous une nouvelle forme le vieux problème, ce membre de la famille qu’on redoute d’embrasser.
- Partout, de nos jours, l’esprit humain commence ridiculement à perdre de vue que la véritable garantie de l’individu consiste, non dans son effort personnel isolé, mais dans la solidarité.
- Le lien qui t’unit à ta vraie famille n’est pas le lien du sang, mais celui du respect et de la joie, dans la vie de chacun de ses membres. Il est rare que les membres d’une même famille grandissent sous le même toit.
- La plupart des malheurs de l’humanité viennent du fait que bien des hommes, surtout ceux qui exercent le pouvoir et possèdent la richesse, ne se sont jamais interrogés sur la signification de leur existence.