La liberté d’aimer n’est pas moins sacrée que la liberté de penser. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’adultère est identique à ce qu’on appelait autrefois l’hérésie.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons La liberté d’aimer n’est pas moins sacrée que la liberté de penser. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’adultère est identique à ce qu’on appelait autrefois l’hérésie.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
William Shakespeare. Le tas de pierres
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L’adultère n’est autre chose qu’une hérésie. Si la liberté de conscience a droit d’exister, c’est en amour.
Créer la liberté à l’intérieur de la nécessité est sans doute la moins mauvaise définition de l’amour. Qui donne sa foi conquiert sa liberté.
Dans l’adultère ont habituellement leur part la tendresse et l’abnégation ; dans l’homicide, le courage ; dans les profanations et le blasphème, certaines lueurs de satanisme.
On s’étonne que la mante religieuse dévore son mâle après l’amour. Il ne manque pourtant pas de femmes qui en font autant.
L’adultère donne généralement plus de peine qu’il ne cause de plaisir. Donc, au point de vue même de la volupté, sans la moindre acception de morale, c’est une grossière bêtise.
C’est Nietzsche, je, crois, qui affirme que : Le mariage est la forme la plus menteuse des relations sexuelles, c’est pourquoi il jouit de l’approbation des consciences pures.
L’amour est un acte de foi en l’autre, malgré l’évidence.
Voulant une religion, la volupté inventa l’amour.
L’amour n’est qu’une convention fortuite, plus ou moins durable, et dans laquelle le passé surtout garde tous ses droits.
Le mariage est plus inviolable que la religion ? La partie est plus grande que le tout ? Il n’y a que deux choses sacrées : en religion, la foi ; en union, l’amour. Croyez. Aimez. Ceci est toute la loi.

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