Créer la liberté à l’intérieur de la nécessité est sans doute la moins mauvaise définition de l’amour. Qui donne sa foi conquiert sa liberté.
Écrivain, 1912-2001Créer la liberté à l’intérieur de la nécessité est sans doute la moins mauvaise définition de l’amour. Qui donne sa foi conquiert sa liberté.
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Tu ne mourras pas
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L’amour ne va qu’avec la liberté. La liberté ne va qu’avec l’amour.
Il va falloir savoir aimer, consentir à apprendre à aimer. Combien cela est autre exigence que l’instinct ! C’est exigence de liberté. Et de cette liberté la plus extrême, la liberté volontaire pour se livrer, pour se lier.
Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès, la liberté de l’esprit est proclamée ; la liberté du cœur ne l’est pas. Pourtant aimer n’est pas un moins grand droit de l’homme que penser.
L’amour ne se trouve que dans la liberté, et ce n’est qu’en elle qu’il y a de la récréation et de l’amusement éternel.
Si la foi est un don de Dieu, elle s’adresse à la liberté et à la raison.
La véritable liberté consiste à ne craindre ni les hommes ni les dieux.
La liberté de l’esprit est le seul bien, peut-être, qui soit plus précieux que la paix. C’est que la paix, sans elle, n’est que servitude.
Ni aimer, ni haïr, c’est la moitié de la sagesse humaine : ne rien dire et ne rien croire l’autre moitié. Mais avec quel plaisir on tourne le dos à un monde qui exige une pareille sagesse.
La liberté d’aimer n’est pas moins sacrée que la liberté de penser. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’adultère est identique à ce qu’on appelait autrefois l’hérésie.
La liberté consiste à comprendre la nécessité. La nécessité n’est aveugle qu’autant qu’elle n’est pas comprise.

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