Ni aimer, ni haïr, c’est la moitié de la sagesse humaine : ne rien dire et ne rien croire l’autre moitié. Mais avec quel plaisir on tourne le dos à un monde qui exige une pareille sagesse.
Philosophe, 1788-1860Ni aimer, ni haïr, c’est la moitié de la sagesse humaine : ne rien dire et ne rien croire l’autre moitié. Mais avec quel plaisir on tourne le dos à un monde qui exige une pareille sagesse.
Philosophe, 1788-1860Partager sur
Source vérifiée
Schopenhauer [microform]; sa vie, son uvre, avec un exposé de sa philosophie
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« Ni aimer ni haïr » comprend la moitié de toute sagesse ; « ne rien dire et ne rien croire », voilà l’autre moitié.
La sagesse n’est pas dans la raison, mais dans l’amour.
L’amour donne de la sagesse et enlève de la sagesse.
Il vaut mieux aimer sagement, sans doute ; mais aimer bêtement vaut mieux que ne pas pouvoir aimer du tout.
S’aimer dans le dégoût, ce n’est pas s’aimer.
L’amour et la haine sont un voile devant les yeux : l’une ne laisse voir que le bien, l’autre que le mal.
Il n’est rien au monde qui vous donne plus de noblesse et plus de bonheur qu’un amour immuable, sans paroles, sans passion.
N’accusez point l’amour ni son aveuglement ;
Quand on connaît sa faute, on manque doublement.
Il n’est pas d’autre intelligence que celle des sens : aimer c’est comprendre.
L’amour sans respect n’est pas l’amour. En prendre conscience et le fuir ne constitue ni un échec ni même une défaite, mais une grande, une très grande victoire.

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