Voulant une religion, la volupté inventa l’amour.
1876-1972Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Voulant une religion, la volupté inventa l’amour.
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Être amoureux, c’est se créer une religion dont le dieu est faillible.
L’amour a dû être inventé pour poétiser la vie.
La plus belle religion qu’on puisse avoir, c’est de rentrer en soi-même et de digérer l’essence de la vie, se digérer soi-même et produire à partir de ça sa propre religion : l’instinct. Et l’aboutissement de l’instinct, c’est l’amour ! Il faut apprendre à aimer. S’aimer d’abord soi-même pour pouvoir aimer les autres.
Et l’amour, qui avait été à l’origine du monde, en fut aussi le maître. Mais ses chemins sont parsemés de fleurs et de sang. De fleurs et de sang…
Dans le système religieux occidental dominant, l’amour de Dieu est essentiellement le même que la croyance en Dieu, en l’existence de Dieu, en la justice de Dieu, en l’amour de Dieu. L’amour de Dieu est essentiellement une expérience intellectuelle. Dans les religions orientales et dans le mysticisme, l’amour de Dieu est un sentiment intense d’unité, inséparablement lié à l’expression de cet amour dans chaque acte de la vie.
Le bonheur d’aimer est d’essence profondément religieuse. Il relie, mais l’on sait à qui et comment.
Je range l’amour parmi les religions, et les religions parmi les plus grandes bêtises où soit tombée l’humanité.
Introduire l’amour dans sa vie, c’est y introduire Dieu. Par l’amour on crée Dieu en soi.
L’extase religieuse est la folie de la pensée dégagée de ses liens corporels ; tandis que, dans l’extase amoureuse, se confondent, s’unissent et s’embrassent les forces de nos deux natures.
L’amour est le miracle de la civilisation.

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