L’amour n’est qu’une convention fortuite, plus ou moins durable, et dans laquelle le passé surtout garde tous ses droits.
Romancier, 1824-1895L’amour n’est qu’une convention fortuite, plus ou moins durable, et dans laquelle le passé surtout garde tous ses droits.
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La vie à vingt ans
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L’amour est un acte trop lucide, son passage dans les vies ne déchire-t-il pas des années d’habitudes, parfois, ne chasse-t-il pas tout un passé ?
L’amour est un rusé, et avec lui il n’y a sainte qui tienne.
L’amour n’est pas l’amour s’il il fane lorsqu’il se trouve que son objet s’éloigne. Quand la vie devient dure, quand les choses changent, le véritable amour reste inchangé.
L’amour est un caprice dont la durée ne dépend pas de nous, et qui est sujet au dégoût comme au repentir.
L’amour c’est comme un appétit déréglé qu’on se sent pour un mets plutôt que pour un autre, sans en pouvoir rendre la raison.
L’amour, c’est oublier maris, parents, enfants, amis, ennemis. L’amour, c’est éliminer tout calcul, toute préoccupation, tout pesage du pour et du contre.
La vie de chacun d’entre nous n’est pas une tentative d’aimer, elle est l’unique essai. C’est pourquoi l’amour se nourrit de marginalité, de silence, de vie secrète, séparée, sacrée.
La loi de l’amour gouverne le monde. La vie persiste face à la mort. L’univers subsiste malgré des destructions continuelles. La vérité triomphe du mensonge. L’amour l’emporte sur la haine.
Seul l’amour éteint la haine, seul l’amour vainc jusqu’au bout l’injustice. Seul l’amour fait place à l’autre. Seul l’amour est la voie de la pleine communion entre nous.
L’amour est l’histoire de ce parcours qui part d’un mystère pour parvenir, une éternité plus tard, au même mystère : irrésolu.

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