C’est une étrange prétention des hommes de vouloir que l’amour conduise quelque part.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons C’est une étrange prétention des hommes de vouloir que l’amour conduise quelque part.
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Source vérifiée
Les Misérables (1862), tome 4, livre 8, chapitre 2
Marius et Cosette ne se demandaient pas où cela les conduirait; ils se regardaient comme arrivés.C’est une étrange prétention des hommes de vouloir que l’amour conduise quelque part.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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C’est la raison qui engendre l’amour-propre, et c’est la réflexion qui le fortifie ; c’est elle qui replie l’homme sur lui-même.
Ce n’est pas parce que l’homme a soif d’amour qu’il doit se jeter sur la première gourde.
Plus que la femme, l’homme est contraint au désir ; il ne l’est pas moins à l’amour.
Plus un amour est passager plus il semble inhabituel.
Malheur à l’homme qui, dans les premiers moments d’une liaison d’amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle.
Ce que c’est que l’Amour. Il rend l’Homme ridicule et semblable aux Bêtes.
L’amour, après tout, n’est qu’une curiosité supérieure, un appétit de l’inconnu qui vous pousse dans l’orage, poitrine ouverte et tête en avant.
L’amour est sans patience. Peut être il espère trop, peut être la moindre négligence lui apparaît elle comme une sorte d’insulte.
Pitié. Ce sentiment qui n’a rien à voir avec l’amour. Il en est plutôt le contraire et il détruit tout autant celui qui le ressent que celui qui l’inspire.
Qu’est-ce qu’aimer un homme ? Qu’il soit là, et faire l’amour, rêver, et il revient, il fait l’amour. Tout n’est qu’attente.

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