Comme un astre dans ses branches, sa candeur étreint les soirs, dont elle est la rose blanche, il faut l’aimer pour la voir.
Écrivain, 1897-1950Comme un astre dans ses branches, sa candeur étreint les soirs, dont elle est la rose blanche, il faut l’aimer pour la voir.
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la connaissance du soir
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Comme on voit sur la branche, au mois de Mai, la rose En sa belle jeunesse, en sa première fleur, rendre le ciel jaloux de sa vive couleur, quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose.
La rose que contemple ici-bas ton œil extérieur A fleuri ainsi en Dieu, de toute éternité.
L’amour, c’est la fleur de la brandie ; C’est l’ange aux aîles d’or qui plane dans le ciel, et qui sur les inondes se penche En secouant sa robe blanche D’où tombe l’absynthe et le miel.
Une rose d’automne est plus qu’une autre exquise.
Si la rose est belle fleur, c’est aussi parce qu’elle s’ouvre.
Et t’annulant sous ses voiles, pris à la nuit d’une fleur, donne des yeux à l’étoile, dont ton fantôme est le cœur.
Et que mes doux regards sont suspendus au tien / Comme l’abeille avide aux feuilles de la rose.
Ce n’est point parce qu’il y a une rose sur le rosier que l’oiseau s’y pose : c’est parce qu’il y a des pucerons.
Le matin, chaque grande herbe porte une toile d’araignée comme une petite voile. Le soleil paraît, et tout sombre.
Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
Quand elles sont en fer forgé.

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