La sympathie est une passion animale et même une passion égoïste : mais c’est notre meilleure chance de nous évader de l’égoïsme.
Écrivain, 1884-1966La sympathie est une passion animale et même une passion égoïste : mais c’est notre meilleure chance de nous évader de l’égoïsme.
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La querelle du machinisme
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Une forme inférieure du respect, la peur. C’est tout le respect qu’on peut inspirer à la bête.
La compassion fait agir alors que la faiblesse rend craintif.
Dès qu’il y a sympathie (ce mot si beau qui veut dire « sentir avec… ») commencent à la fois l’amour et la bonté.
Rien n’est plus important que l’empathie pour un autre être humain qui est en train de souffrir. Rien. Pas une carrière, et non pas la richesse, l’intelligence, certainement pas de statut. Nous devons nous sentir l’un pour l’autre si on va survivre avec dignité.
L’attachement personnel est un luxe que nous ne pouvons nous permettre qu’après avoir éliminé tous nos ennemis. Avant cela, tous ceux que nous aimons sont des otages qui sapent notre courage et corrompent notre jugement.
L’empathie est une vertu publique obligée alors que l’indifférence est un vice privé.
Il n’est rien de plus lourd que la compassion. Même notre propre douleur n’est pas aussi lourde que la douleur coressentie avec un autre, pour un autre, à la place d’un autre, multipliée par l’imagination, prolongée dans des centaines d’échos.
Quand la fierté chevauche, la honte et le dommage la suivent.
La jalousie est en quelque manière juste et raisonnable, puisqu’elle ne tend qu’à conserver un bien qui nous appartient, ou que nous croyons nous appartenir ; au lieu que l’envie est une fureur qui ne peut souffrir le bien des autres.
La passion dégrade, la tendresse et la confiance généreuse élèvent les cœurs, les civilisent.

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