Dès qu’il y a sympathie (ce mot si beau qui veut dire « sentir avec… ») commencent à la fois l’amour et la bonté.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Dès qu’il y a sympathie (ce mot si beau qui veut dire « sentir avec… ») commencent à la fois l’amour et la bonté.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Les yeux ouverts [Texte imprimé] : entretiens avec Matthieu Galey
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Il y a une bonté qui assombrit la vie, une bonté qui est tristesse, que l’on appelle communément pitié.
Je n’ose plus me flatter d’une réponse ; l’amour l’eût écrite avec empressement, l’amitié avec plaisir, la pitié même avec complaisance : mais la pitié, l’amitié et l’amour sont également étrangers à votre cœur.
Le premier effet de l’amour c’est d’inspirer un grand respect.
Quand on aime, ou bien l’on n’a point de peine, ou bien l’on aime jusqu’à aimer sa peine.
La gentillesse, c’est la résonance la plus profonde de la vie de deux êtres qui ont le courage de s’aimer.
Pour animer le sentiment, rien n’est plus sûr qu’une caresse : Douce caresse est un aimant Pour l’amitié, pour la tendresse.
L’Amour est le premier de tous les précepteurs, aucun ne polit mieux les mœurs. Un amant s’étudie à se rendre agréable ; Vous le voyez soigneux d’épurer ses humeurs.
Le langage de l’affection chérit des formes qui expriment la tendresse.
On parle d’amour quand on souffre. Le manque, l’absence, l’attente attisent la souffrance, et on appelle ça de l’amour.
La sympathie est une passion animale et même une passion égoïste : mais c’est notre meilleure chance de nous évader de l’égoïsme.

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