Révolution ? Oui ! Mais entendez bien : il n’y a de vraie révolution que morale. Tout le reste est misère, sang gaspillé, larmes vaines.
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- Sans un souffle de cette littérature, soeur de la politesse, la vie retombe assez vite à la goujaterie et à l’abjection.
- La révolution, pour être créative, ne peut se passer ni d’une règle morale, ni d’une règle métaphysique pour contrebalancer la folie de l’histoire.
- D’un seul coup, j’apaiserais pour un siècle la famine spirituelle, imaginative et morale de notre époque.
- Dans nos mondes où la joie est devenue plus que triste, honteuse, je me donne le droit d’avoir l’air heureux, de refuser toutes les leçons de morale.
- Relève de la morale ce qui blesse la pudeur.
- On devient moral dès qu’on est malheureux.
- L’indignation morale ne lutte pas contre le mal au sens concret du terme. La légalité seule permet de sanctionner, c’est pourquoi je prétends que le plus sage, si l’on veut réduire les maux terrestres, consiste, comme le disait Kant, à favoriser un progrès de la légalité : la moralité suivra et non le contraire.
- C’est l’idée morale des choses qui nous effraye; un serpent nous fait horreur dans la nature, et les boudoirs de jolies femmes sont remplis d’ornements de ce genre : tous les animaux en pierre que nous ont laissés les Égyptiens, des crapauds, etc.
- La douleur morale est plus cuisante que la douleur physique; l’ennui, la séparation, sont des maux capables de causer les pires ravages, même chez les personnes les plus plus fortes.
- La vraie politique ne put donc pas faire un pas sans avoir auparavant rendu hommage à la morale.
- L’irrévérence va de pair avec la culture, l’intelligence, la morale. Seule, elle devient gratuite.
- Si nous acceptions, vous ou moi, la responsabilité morale de ce que nous avons accompli au cours de notre existence, nous en mourrions ou nous deviendrions fous. Les êtres vivants ne sont pas construits pour comprendre ce qu’ils font.
- La vie, sur Terre, est en train de mourir. L’ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L’ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu’une transition, je pense qu’il faut une révolution.
- L’excès des impôts conduit à la subversion de la justice, à la détérioration de la morale, à la destruction de la liberté individuelle.
- Nous sommes condamnés par une morale surannée à passer de l’état naturel directement, à l’état d’imbécillité passive, fonctionnante, et d’humiliation abjecte.