L’excès des impôts conduit à la subversion de la justice, à la détérioration de la morale, à la destruction de la liberté individuelle.
1767-1830L’excès des impôts conduit à la subversion de la justice, à la détérioration de la morale, à la destruction de la liberté individuelle.
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Oeuvres politiques de Benjamin Constant
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L’effondrement de la bonne conscience et l’absence de responsabilité et de contrôle public ont conduit à des crimes contre l’humanité et à des violations du droit international.
Les méchants procès faits à l’argent en arrivent à gâcher le plaisir d’en posséder.
Quand le gouvernement passe, par exception, à la multitude, c’est la richesse qui prend, contre sa nature, une sorte de moralité.
L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes, comme par exemple la subversion de l’ordre établi, l’accaparement de ressources ou le maintien du pouvoir de la part d’un groupe, peut provoquer des dommages énormes aux sociétés.
La corruption fleurit. Le gouffre séparant les riches et les pauvres va s’approfondissant. Alors que certains meurent de faim, d’autres considèrent le gaspillage comme une habitude, voire un devoir social.
En morale, on périt par des crimes, et, en politique, par des fautes.
Où sévit l’inégalité, sévit aussi l’injustice. Ne pouvant empêcher l’inégalité, loi irréductible de la nature, il faut bien se résigner à subir l’injustice.
Nous sommes condamnés par une morale surannée à passer de l’état naturel directement, à l’état d’imbécillité passive, fonctionnante, et d’humiliation abjecte.
La vertu, chez les uns, c’est peur de la justice ; chez beaucoup c’est faiblesse ; chez d’autres, c’est calcul.
La morale, avec de l’argent, ça se change.

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