Les méchants procès faits à l’argent en arrivent à gâcher le plaisir d’en posséder.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Les méchants procès faits à l’argent en arrivent à gâcher le plaisir d’en posséder.
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L'Almanach 2009 Des Grosses Tetes
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Si les scandales continuent, si les pauvres s’obstinent dans leur mauvaise humeur, l’argent finira par gâcher jusqu’au plaisir d’être riche.
C’est l’une des grandes naïvetés de la justice d’estimer que l’argent souvent mal acquis a été toujours bien placé.
Ce n’est pas tant l’argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu’on a dû accomplir pour parvenir à l’empocher. C’est ça l’argent cher.
Ah, l’argent ! Qu’on en ait ou qu’on en manque ; c’est toujours lui la cause du mal.
C’était un vain profit que celui qui ne requérait ni art, ni amour, ni temps, industrie et patience : un tel profit était voué à se perdre sans utilité ; né d’un gâchis, en gâchis il retournerait.
À force de mettre de l’argent de côté, on risque de ne plus avoir le bras assez long pour l’attraper et le dépenser.
La convoitise est une sorte de gourmandise mentale, qui ne se limite pas à l’argent, mais aspire à l’honneur et se nourrit d’égoïsme.
Quand les mœurs sont corrompues, l’absence et l’excès de la flatterie sont également dangereux.
L’argent et l’amitié bouchent les yeux de la justice.
L’excès des impôts conduit à la subversion de la justice, à la détérioration de la morale, à la destruction de la liberté individuelle.

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