C’est l’une des grandes naïvetés de la justice d’estimer que l’argent souvent mal acquis a été toujours bien placé.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons C’est l’une des grandes naïvetés de la justice d’estimer que l’argent souvent mal acquis a été toujours bien placé.
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Auto-psy d'un bon vivant
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L’argent est très estimable, quand on le méprise.
Dédaigner l’argent, c’est faire preuve de désintéressement, surtout quand il s’agit de celui qu’on doit.
Les méchants procès faits à l’argent en arrivent à gâcher le plaisir d’en posséder.
L’argent est la racine de tous les maux, et pourtant c’est une racine si utile qu’on ne peut pas plus s’en passer.
Ah, l’argent ! Qu’on en ait ou qu’on en manque ; c’est toujours lui la cause du mal.
L’argent dont on dit tant de mal, remplit tout au moins un rôle bienfaisant : celui de distraire des misères du cœur.
Ce n’est pas tant l’argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu’on a dû accomplir pour parvenir à l’empocher. C’est ça l’argent cher.
Ce qui est fascinant, avec l’argent boursier, c’est que, lorsqu’on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne.
Il y a toujours de la sueur de pauvre dans l’argent des riches.
Si les scandales continuent, si les pauvres s’obstinent dans leur mauvaise humeur, l’argent finira par gâcher jusqu’au plaisir d’être riche.

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