La vertu, chez les uns, c’est peur de la justice ; chez beaucoup c’est faiblesse ; chez d’autres, c’est calcul.
Écrivain, 1808-1855La vertu, chez les uns, c’est peur de la justice ; chez beaucoup c’est faiblesse ; chez d’autres, c’est calcul.
Écrivain, 1808-1855Partager sur
Source secondaire
Le Carnet de Dolbreuse, dans Œuvres, p. 430
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Même les gens impartiaux ne sont pas impartiaux. Ils sont pour la justice.
Beaucoup ont la justice dans leur cœur, mais lentement elle se déchaîne, car elle vient non sans conseil à l’arc.
La justice se fourvoie quand elle perd de vue ce pourquoi elle a été organisée : faire du droit, pas de la morale.
Justice qui nous nuit, vaut mieux qu’ injustice qui nous réjouit.
La seule épigramme permise à la misère est d’obliger la justice et la bienfaisance à des dénis injustes. Quand les malheureux ont convaincu la société de mensonge, ils se rejettent plus vivement dans le sein de Dieu.
La justice, elle n’existe pas. Il y a rêve de justice dans l’esprit de certains hommes, c’est tout.
En matière judiciaire, la morale a souvent le visage des évidences trop faciles et les oripeaux de la présomption de culpabilité.
Qui vit mal, la peur l’escorte.
Le propre de la sagesse et de la vertu est de gouverner bien ; le propre de l’injustice et de l’ignorance est de gouverner mal.
Vous pensiez qu’une cause qui n’est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l’aveu de sa propre faiblesse, et vous aviez raison — mais vous n’imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l’humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.

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