Vous pensiez qu’une cause qui n’est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l’aveu de sa propre faiblesse, mais vous n’imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l’humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.
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- La perspective d’un châtiment modéré, mais auquel on est sûr de ne pouvoir échapper, fera toujours une impression plus vive que la crainte vague d’un supplice terrible, dont l’espoir de l’impunité anéantit presque toute l’horreur.
- On incommode souvent les autres quand on croit ne les pouvoir jamais incommoder.
- Plus le pouvoir tend à s’exercer de manière souveraine, absolue, plus il est hanté par une violence interne autodestructrice.
- La véritable anarchie ne peut pas admettre la violence. L’idée anarchiste est la négation de la violence. Et le pouvoir et la violence, ça ne fait qu’un.
- L’adversité fait cesser l’envie, il est vrai, et non pas la haine. On hait toujours ses ennemis, à quelque état de faiblesse qu’ils soient réduits.
- Un pouvoir engagé dans la route sanglante de l’injustice ressent la crainte qu’il inspire, éprouve la haine qu’il excite : c’est une pente funeste et glissante où l’on ne peut ni s’arrêter ni reculer.
- Dans ta vie tu rencontreras beaucoup de cons. S’ils te blessent, dis-toi que c’est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ca t’évitera de répondre à leur méchanceté. Car il n’y a rien de pire au monde que l’amertume et la vengeance.
- La défaite commence à partir du moment où l’adversité parvient à vous faire douter de vous même jusqu’à ce vous vous sentiez coupable et soyez prêt à agir selon sa volonté, à vous pliez à ses exigences.
- Les faibles ont recours à la violence en la pensant force.
- Il est noble de défier un pouvoir arbitraire, utilisé de façon cruelle et inique, et cela, pour défendre les plus faibles.
- Une victime, c’est un peu le contraire d’un rebelle. On n’aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d’une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable.
- Rien n’est plus dangereux pour l’individu, rien ne détruit plus sûrement son moral que de s’occuper constamment de lui-même et de son état, de remâcher son insatisfaction, son abandon et sa faiblesse.
- L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
- Lorsqu’on regarde l’injustice en face et qu’on agit, la souffrance s’apaise au lieu de croître, parce qu’on surmonte le sentiment de culpabilité et le désespoir rongeur, envenimé par l’inertie. On nettoie la plaie - la sienne et celle d’autrui - qui peut enfin guérir.
- La faiblesse est un défaut que nous a donné la nature, que nous ne pouvons détruire, contre lequel nous avons sans cesse à nous défendre, et dont aucun homme de bonne foi, et capable de quelque courage, ne se vantera jamais d’avoir toujours triomphé.