La douleur morale est plus cuisante que la douleur physique; l’ennui, la séparation, sont des maux capables de causer les pires ravages, même chez les personnes les plus plus fortes.
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- La dose de déception qu’un être humain peut supporter, sans se révolter, définit, peut-être, la qualité morale de son âme, à moins que ce soit son taux de résignation.
- On devient moral dès qu’on est malheureux.
- L’idée de la souffrance est beaucoup plus facile à communiquer que celle du bonheur.
- Toute souffrance est causée par l’ignorance. Les gens infligent des souffrances aux autres dans la poursuite égoïste de leur bonheur ou de leur satisfaction.
- Celui qui ne sait pas vivre avec charité et embrasser la douleur des autres est puni en ceci qu’il sent avec une violence intolérable sa propre douleur.
- L’âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu’à la tristesse prolongée.
- La leçon la plus importante que l’homme puisse apprendre dans sa vie n’est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu’il dépend de nous d’en tirer profit, qu’il nous est loisible de la transmuer en joie.
- La souffrance physique, on la subit. La souffrance morale, on la choisit.
- Il n’est rien de plus lourd que la compassion. Même notre propre douleur n’est pas aussi lourde que la douleur consentie avec un autre, pour un autre, à la place d’un autre, multiplié par l’imagination, prolongée dans des centaines d’échos.
- La douleur physique existe pour nous rappeler que nous sommes mortels. Quand on souffre dans notre corps, on découvre combien sotte et vaine est la vanité.
- Je vois que toujours la souffrance engendre une plus grande connaissance de la vérité que la sérénité de tous les sages. Ce que je sais, ce sont des malheureux qui me l’ont appris; ce que j’ai vu, c’est le regard de la douleur qui me l’a montré.
- Souffrir est absurde et laid. Toute souffrance est un désordre... Mieux vaut s’accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune. Est-il besoin, pour un homme, d’avoir une compagne effacée, sentimentale et sans volonté, pour être heureux ?
- Lorsqu’on regarde l’injustice en face et qu’on agit, la souffrance s’apaise au lieu de croître, parce qu’on surmonte le sentiment de culpabilité et le désespoir rongeur, envenimé par l’inertie. On nettoie la plaie - la sienne et celle d’autrui - qui peut enfin guérir.
- Ce qui abat, ce qui accable, ce qui détruit irrémédiablement l’âme, c’est la médiocrité de la douleur et de la joie, la souffrance égoïste et mesquine.