L’idée de la souffrance est beaucoup plus facile à communiquer que celle du bonheur.
1904-1991L’idée de la souffrance est beaucoup plus facile à communiquer que celle du bonheur.
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L’âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu’à la tristesse prolongée.
Il n’est pire douleur que le souvenir du bonheur au temps de l’infortune.
La douleur morale est plus cuisante que la douleur physique ; l’ennui, la séparation, sont des maux capables de causer les pires ravages, même chez les personnes les plus plus fortes.
Nous sommes beaucoup plus malheureux dans le malheur qu’heureux dans le bonheur.
Il est plus aisé de mourir que de supporter avec constance une vie pleine de souffrance.
De quelque désespoir qu’une âme soit atteinte, la douleur est toujours moins forte que la plainte.
Il est difficile de ne pas se croire supérieur, lorsqu’on souffre davantage, et la vue des gens heureux donne la nausée du bonheur.
Plus un être est accompli, plus profondément il ressent la douleur et le bonheur.
Je vois que toujours la souffrance engendre une plus grande connaissance de la vérité que la sérénité de tous les sages. Ce que je sais, ce sont des malheureux qui me l’ont appris ; ce que j’ai vu, c’est le regard de la douleur qui me l’a montré.
Il n’y a que les êtres heureux pour savoir ce qu’est la véritable souffrance.

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