Pour que la pensée se coule sans hésitation dans les signes, il faut qu’une discipline ait impérieusement établi un rapport univoque de ceux-ci aux idées...
Image : Pour que la pensée se coule...

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- Je songe à ce style modeste et strict, qui seul conserve à travers les âges une pensée vive.
- Ne point se laisser entraîner par le tourbillon; mais, dans toute entreprise, s’appliquera ce qui est juste; et, dans toute pensée, conserver avant tout la plénitude de l’intelligence, qui comprend les choses.
- Entre la justesse de la pensée et la sincérité de l’expression écrite ou parlée, il est bien que la réflexion intervienne et remplisse l’intervalle.
- Il n’y a qu’une méthode pour inventer, qui est d’imiter. Il n’y a qu’une méthode pour bien penser, qui est de continuer quelque pensée ancienne et éprouvée.
- Une idée, pour peu qu’on s’y accroche avec une conviction suffisante, qu’on la caresse et la berce avec soin, finira par produire sa propre réalité.
- Penser, ce n’est pas unifier, rendre familière l’apparence sous le visage d’un grand principe. Penser, c’est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié.
- L’esprit qui s’obstine finira par plier les choses à son idée, au lieu de régler sa pensée sur les choses.
- Tous les grands penseurs sont d’abord ridiculisés - puis, éventuellement, vénérés.
- Si tu veux que l’humanité progresse, jette bas toute idée préconçue. La pensée ainsi frappée s’éveille et devient créatrice. Sinon, elle se fixe dans une répétition mécanique qu’elle confond avec sa vraie activité.
- Penser ne fait pas seulement appel à l’intelligence et à la profondeur, mais avant tout au courage.
- Le verbe clair n’est pas entendu, car imaginé compris sans effort. La compréhension résulte de la réflexion.
- On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée; mais pour que soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout.
- La parole écrite doit être l’incarnation naturellement nécessaire d’une pensée et non la livrée mondaine d’une opinion.
- Le propre de l’hérétique, c’est-à-dire de celui qui a une opinion particulière, est de s’attacher à ses propres pensées.